Après la baignade, il est déjà relativement tard, il reste donc à rejoindre un logement pour la nuit. Là j’ai pas non plus été déçu, c’était un agencement de préfabriqués et de tôle au milieu des montagnes, avec une atmosphère “jungle” géniale, renforcée dans son côté un peu flippant par la présence d’un chien errant qui rodait dans l’ombre (mais qui s’est révelé tout à fait sympathique, d’ailleurs je me suis rendu compte plus tard que les chiens errants font partie du paysage taiwanais… Il vaut mieux pas les approcher parce qu’on sait pas trop quelles maladies ils ont, mais ils sont pas chiants) et de gros insectes idiots.
Dès notre arrivée, un petit groupe c’est mis à préparer une énième repas (j’ai renoncé à compter les repas, on mange tout le temps) à base de feuilles de je ne sais pas trop quoi et d’oeufs (un peu comme certains plats auvergnats à base de choux, pour les connaisseurs). Les autres ont sorti l’alcool et les jeunes les jeux de cartes (oui, les “vieux”taiwanais que j’ai croisé boivent beaucoup plus que les jeunes).
L’ambiance était vraiment génial, au milieu de ce décor “exotique”, à trinquer au whisky avec des taiwanais dans des bols en feraille (oui, c’est une manière étrange de boire le whisky, mais je crois qu’ils en avaient conscience aussi).
En j’avais oublié ma brosse à dent, donc je me la jouais baroudeur “pas besoin d’ustensiles bourgeois, je me lave les dents avec un doigt et je le vis bien” avant de partager un matelat avec le père (pour éviter de faire des chambrées mixtes). Le lendemain, le réveil à 6h n’était pas optimal (oui je sais, 6h c’est pas la mort, mais en France ça fait minuit), mais la vue était sympa.
Le temps de refaire les valises et c’est repartis !







